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Comptes Rendus
L’IREDU a récemment montré que les classes à double niveau ne produisent pas des performances meilleures que les classes à cours simple. Des études plus anciennes défendent l’hypothèse que ce ne serait qu’à partir de trois niveaux, où les enfants peuvent investir des espaces de liberté, que les apprentissages bénéficieraient du multi âge. Tout l’enjeu serait donc d’organiser la classe de telle manière que l’enseignant soit en mesure de travailler avec un petit groupe d’élèves pendant que les autres sont engagés dans des activités personnalisées. Cette organisation du travail personnalisé passe nécessairement par l’introduction d’outils et d’institutions qui permettent aux élèves de travailler de manière autonome tout en étant guidés vers les exigences posées par l’école et à l’enseignant de se mettre en retrait par rapport à l’activité des élèves.
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Les fins d’années scolaires et le devenir des élèves issus de classes coopératives
Se pose le problème de l’organisation des fins d’années scolaires afin que le vécu, parfois intense, de nos élèves en classe coopérative n’entache pas leur devenir scolaire.
« Jusqu’où s’engager pour que l’enfant puisse distinguer à partir de quand ses parents l’empêchent de se nourrir et puisse décider de partir ? L’éducateur est nécessairement amené à penser la fin de la relation éducative, à penser et à vivre sa propre mort d’éducateur dans son rapport à l’autre. Non pas sa mort en tant que fonction sociale, non pas la relativité de son action, ou la relativité des valeurs qui la fonde, mais sa propre mort éducative, comme fin d’un type de rapport à l’autre, comme inutilité et obstacle au développement et au déploiement existentiel de l’éduqué. Il doit penser sa propre mort d’éducateur dans sa relation de pouvoir et d’autorité. Le pouvoir qui lui est donné par l’institution doit nécessairement arrêter de s’exercer sur l’éduqué. » (JB PATURET, « De la responsabilité en éducation », Erès, p 110.)
Doit-on adapter nos élèves à ce qui les attend quitte à changer nos façons de faire ou au contraire, faut-il les laisser s’adapter ? Comment peut-on les accompagner dans cette nouvelle découverte pour qu’ils puissent s’adapter ? Peut-on se permettre de laisser notre classe ouverte pour que les anciens élèves puissent revenir ?
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En rentrant en voiture, un samedi matin, Luc Bronner dans le poste à l'occasion de la sortie de son livre : "la loi du ghetto".
A peine arrivé, je l'achète et je vous livre alors mes notes de lectures, si ce n'est pour vous donner envie de le lire, pour vous informer de l'état d'urgence...
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Aux origines, la Pédagogie Freinet est née d’une volonté très forte de Célestin Freinet de ne plus voir toute une jeunesse conditionnée par l’école pour accepter d’aller se faire massacrer pour le motif de la patrie. C’est le fameux « Plus jamais ça ! » Plus tard est apparu le caractère vivant de cette pédagogie visant à éveiller les consciences. « La vie est » écrivait Freinet. On retrouve donc l’idée que les enseignants gagnent à combattre l’ennui scolaire, quitte à ce que les enfants s’engagent dans des activités « à moindre teneur scolaire », ne serait-ce que pour donner du sens à leurs journées de classe. Les apports des sciences cognitives montrent de plus que ce panel d’expériences de vie devient un véritable support à la construction de nouveaux apprentissages, en particulier ceux relatifs aux programmes scolaires.
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Aide, entraide et tutorat semblent être trois concepts qui cohabitent avec la notion de coopération.
L’aide correspond aux situations où des enfants se rendent service, sans cadre ni autorisation, pour résoudre un problème.
L’entraide correspond à des situations où plusieurs enfants coopèrent pour résoudre un problème. A plusieurs on est plus fort qu’individuellement.
Le tutorat se veut un dispositif plus formel, sur la base d’une reconnaissance des compétences et d’un objectif précis. Ainsi, n’importe qui n’est pas tuteur. Pour le devenir, on peut proposer aux enfants d’obtenir le brevet qui lui correspond.
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